23 septembre 2015

Pro domo

Mário de Andrade, chroniqueur et conscience militante du modernisme, ferraillant dur contre une critique locale hostile, n’observait-il pas dès 1923, depuis São Paulo et avec quelque présomption :
« La célébrité des modernistes est aujourd’hui définitive et indiscutable. Leurs noms ont pénétré […] les capitales européennes. Ils sont traduits en France » ?
Alors qu’approche, sûrement, le centenaire de la Semaine d’Art Moderne (1922), session inaugurale de l’avant-garde brésilienne, peut-on dire que ce propos aura fini par être autre chose qu’une belle fanfaronnade ?

Traduits, les modernistes brésiliens ? On y travaille.
Lus ? Commentés ?
De septembre 2010 à septembre 2015, ce fut somme toute, autour d’une première poignée de traductions en volume, une bonne vingtaine d’articles.

Bilan en forme de dossier de presse, à l’enseigne symbolique de la « poésie d’exportation » d’Oswald de Andrade…




N. B. : Attention, un poète mexicain est monté clandestinement dans le convoi.

16 septembre 2015

Dans la presse française

Magnifique recension du roman Parc industriel de Patricia Galvão (Pagu), par Odile Hunoult, en pleine page de la Nouvelle Quinzaine littéraire n°1135 (16-30 septembre), sous le titre « Le “roman prolétaire” de Pagu », p.22.

On vous le disait ici-même : pendant la rentrée littéraire, il faut lire les livres parus au mois de mars.



2 septembre 2015

Lancement Pagu (31)

C’est, dit-on, la rentrée littéraire. Le moment rêvé pour ouvrir les livres négligés et néanmoins parus depuis le début de l’année. Dans la catégorie « premier roman étranger », par exemple, Parc industriel (1933) de Patrícia Galvão (Pagu).
Une vieille photographie de Hildegard Rosenthal, oubliée dans la bibliothèque du traducteur et retrouvée par hasard, nous en évoque les premières lignes, toutes paulistaines et revendicatives…

Hildegard Rosenthal, Bonde na Praça dos Correios (30x40cm, ca. 1940).
Inscription sur le tramway :
« São Paulo é o maior centro industrial da América latina. »

« São Paulo est le plus grand centre industriel de l’Amérique du Sud : les employés des tissages déchiffrent le crâne impérialiste de la “crevette” qui passe. La petite Italienne matinale fait un bras d’honneur au tram. Elle défend sa patrie.
– C’est ce qu’on dit ! Le plus grand c’est le Brás ! »



(P. Galvão (Pagu),
Parc industriel (roman prolétaire),
trad. du portugais (Brésil) par Antoine Chareyre,
Montreuil, Le Temps des Cerises, 2015,
chap. « Métiers à tisser », p. 15.)