18 novembre 2010

Vient de paraître - Paris relance la poésie "Bois Brésil" d'Oswald de Andrade, en français, enfin...

Oswald de Andrade
Bois Brésil
(Poésie et Manifeste)

Traduit du portugais (Brésil),
préfacé et annoté par Antoine Chareyre

édition bilingue

illustrations de Tarsila do Amaral

Éditions de la Différence
17 x 17 cm, 398 p., 30 €

- paru en septembre 2010 -
 

Oswald de Andrade (São Paulo, 1890-1954)  enfant prodigue, journaliste, essayiste, polémiste, romancier décadent ou expérimental, poète et dramaturge, voyageur, Brésilien (de Paris), dilettante, amoureux, homme à femmes et à scandales, prêt à tout, contrebandier du transatlantique et anthropophage, agitateur didées (celles des autres) et dilapidateur de biens (les siens), planteur de café, promoteur immobilier et militant communiste, nationaliste libertaire, amateur en tout et « homme sans profession »  fut lun des principaux animateurs du Modernisme brésilien, mouvement de rénovation littéraire, artistique et culturelle apparu dans les années 1920 à São Paulo et Rio de Janeiro.

Couv. de l'éd. originale
par T. do Amaral (1925).
Après un séjour à Paris, au cœur de la communauté brésilienne dalors, il lance en 1924 le Manifesto da Poesia Pau Brasil, promotion dune « poésie dexportation » refondée dans la réalité brésilienne tant historique que contemporaine, et visant à renverser joyeusement, en contexte nationaliste, les modèles européens importés, dépassés et aliénants. Hôte, la même année, de Blaise Cendrars dont il est lami depuis 1923, il compose ses premiers poèmes avec la complicité de celui-ci, à la redécouverte du Brésil, dans une démarche qui va de lauto-exotisme à linvention d'une identité nationale moderne et alternative, avec un humour iconoclaste qui procède simultanément à un dépouillement exemplaire de la forme poétique. De retour à Paris en 1925, cest aux fameuses éditions du Sans Pareil quil publie, à compte dauteur, le recueil Pau Brasil, dédié à Cendrars, avec une préface de son ami le mécène Paulo Prado, une couverture et des illustrations de sa compagne Tarsila do Amaral. Louvrage et sa genèse tant brésilienne que, de fait, parisienne, demeurent emblématiques de lhistoire et des problématiques idéologiques et esthétiques du Modernisme, de lappel des avant-gardes internationales à laffirmation d'un génie national en prise avec son siècle, qui culminera avec le mouvement radical de lAnthropophagie lancé par lauteur à la fin de la décennie.

La présente publication constitue à la fois la première traduction française et la première édition critique mondiale de ce recueil fondateur pour les lettres brésiliennes modernes.

(Le traducteur.)


Dans le volume : « Oswald de Andrade ou lavant-garde en climat post-colonial », préf. du traducteur (p.11-59, notes p.277-309) ; le recueil de 1925, comprenant la préface originelle de Paulo Prado et les illustrations de Tarsila (p.63-253) ; une nouvelle version française du manifeste de 1924 (p.254-273) ; notes de la traduction (p.310-376) et bibliographie (p.377-396).

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